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Une histoire insensée

 

Un de mes livres a été illicitement reproduit sur Internet, sans que je sois citée, et évidemment sans mon consentement. Au lieu de condamner ceux qui ont reproduit mon livre, les juges ont décidé de me condamner, moi, l’auteur du livre. En plus de mettre à ma charge et à la louche les frais de justice de ceux qui m’ont copiée (42.000 euros, tout de même), alors que je n’ai strictement rien fait de répréhensible, les juges ont considéré que tout le monde avait le droit de piller mon œuvre, de la reproduire, gratuitement ou contre monnaie sonnante et trébuchante, et même de la publier sous son nom.

Je suis devenue, par décision de justice, l’auteur d’un livre non protégé au titre du droit d’auteur.

 

Cette phrase n’a aucun sens.

Cette phrase n’a aucun sens, hein, Sens ?

 

Sens : Je ne me prononce jamais avant d’avoir vérifié.

Moi : Je comprends.

Sens : Ton livre est-il publié et vendu sous ton nom ?

Moi : Oui, depuis plus de vingt ans.

Sens : Es-tu l’auteur du livre ?

Moi : Oui.

Sens : Les juges ont-ils reconnu ces faits ?

Moi : Oui.

Sens : Un moment, j’analyse.

....

Sens : Ça a du sens.

Moi : Mais les juges disent également que tout le monde peut reproduire le livre que j’ai écrit.

Sens : Le reproduire librement ?

Moi : Oui.

Sens : Sans ton autorisation ?

Moi : Oui, et même sans me citer.

Sens : Sans te citer !

Moi : Oui.

Sens : Un moment, j’analyse.

....

Sens : Ça n’a aucun sens.

Moi : Merci, Sens.

 

J’ai appelé Sens par acquit de conscience mais la chose semble évidente, n’est-ce pas ? Je ne peux pas être l’auteur d’un livre non protégé au titre du droit d’auteur.

C’est pourtant ce que les juges ont fait de moi.

Un jugement de cette nature, il n’en a jamais été rendu. Ni en France, ni dans le monde. Car il n’existe pas de livre dans lequel on peut puiser librement sans citer ses sources. Il n’existe pas de texte que l’on n’a pas écrit soi-même mais que l’on peut signer de son nom.

Cette décision est tellement insensée que les mots ont décidé de s’en mêler. Parce que, pour rendre une décision de cette nature, il faut violer, en plus des lois, le sens d’un paquet de mots.

Cette atteinte au sens des mots, en tant qu’auteur, je ne peux que m’en émouvoir et en comprendre tout le danger. Cette mise au pilori d’un auteur, les mots, en tant que mots, ne peuvent que s’en émouvoir et en comprendre tout le danger.

Alors, après concertation, nous avons décidé d’unir nos forces pour dire que quand c’est trop, c’est trop. Qu’est-ce que t’en dis, Trop ?

Trop : J’en dis que c’est trop.

 

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